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Rencontrer l’amour à Buenos Aires

Luzia
Je m’appelle Luzia Baumann, et je suis originaire d’Ettiswil (canton de Lucerne) et viens tout juste d’avoir 33 ans. Je vis au cœur de Buenos Aires et télétravaille dans le management de projet pour une entreprise de traduction depuis presque deux ans, parce que j’y ai rencontré l’amour. Voyager est ma plus grande passion. Par ailleurs, il n’est pas rare de m’apercevoir en train de courir, de faire du vélo ou sur un tapis de yoga.

Si l’on m’avait prédit, il y a trois ans, que Buenos Aires serait mon prochain lieu de résidence, j’aurais levé les yeux au ciel sans y croire. Moi, férue de nature, vivre dans le chaos d’une métropole de 3 millions d’habitants ? Bien sûr, je suis ouverte sur le monde et j’ai été atteinte par la fièvre voyageuse dès mes 20 ans. J’ai déjà parcouru le monde avec un sac sur le dos pendant 10 ans.

Ainsi, personne n’a réellement été surpris lorsque, par amour, j’ai fini par m’installer loin d’ici. Et cet amour a un nom : Leo. Il est un « porteño » (nom donné aux habitants du port de Buenos Aires) et nous nous sommes rencontrés en avril 2011 dans un club de Buenos Aires. En réalité, il ne s’agit pas d’un lieu spectaculaire pour une histoire d’amour. Néanmoins, les circonstances qui nous ont amenées à nous rencontrer relèvent d’une série de hasards.

Peu après mon 30ème anniversaire, une envie pressante de voyager m’a envahie.

La destination envisagée était encore un continent inconnu : l’Amérique du sud. Puisque mes compétences linguistiques en espagnol se limitaient à un simple : « Hola, qué tal? », j’ai tout d’abord commencé par consulter le catalogue de voyages linguistiques de Boa Lingua. Apprendre l’espagnol sur une plage en Equateur ou au Panama, voilà ce que je voulais ! Cependant, une amie s’était prise d’engouement pour un séjour linguistique à Buenos Aires et c’est ainsi que je me suis retrouvée sur les bancs d’une école de la capitale argentine.

La ville présente une grande diversité, surtout en matière culturelle et culinaire. Il y a toujours quelque chose à faire. Avoir choisi de me rendre dans un autre club au petit matin ce samedi de Pâques, je le dois à la capacité de conviction de mon amie. J’ai tout de suite remarqué Leo mais c’est lui qui a fait le premier pas. Nous avons commencé par nous échanger des banalités par email parce que je lui avais involontairement donné un mauvais numéro de téléphone. Heureusement, la ténacité des hommes argentins fait qu’ils ne se contentent jamais d’un simple numéro de téléphone.

Puis, nous sommes éperdument tombés amoureux l’un de l’autre.

Leo et moi

Il s’en est suivi une certaine période faite de nombreux et tristes au-revoir et des retrouvailles plus heureuses, car mon envie de voyage était tout aussi intense et nous ne savions pas du tout si nous allions nous revoir. Entre mes escapades en Bolivie, au Pérou et en Colombie, je faisais toujours un détour pour aller voir Leo. Le séjour prévu sur 3 mois en Amérique du Sud s’est prolongé jusqu’à sept mois. Pendant ce temps, nous avons complétement ignoré le fait que nos pays étaient éloignés de plus de 11 000 kilomètres. Cela nous a permis de ne pas nous poser la question de savoir comment cela pouvait continuer, car tôt ou tard, je devais rentrer en Suisse. Néanmoins, il nous est apparu évident de laisser une chance à notre histoire d’amour. Puisque j’avais quitté mon travail et ma colocation, je n’étais plus liée en Suisse. Il m’était donc possible d’emménager chez lui dans son petit appartement à Buenos Aires.

Cela fut pour moi un pas de géant et ça n’a pas été simple, car pour moi être autonome est très important.

Premièrement, il a fallu trouver un travail ce qui n’a pas été chose facile, car en dépit de ma bonne formation et de mon expérience professionnelle, personne ne voulait m’engager. Ce fut une épreuve difficile pour nous et au bout de 6 mois, alors que j’étais sur le point de rentrer, j’ai fini par trouver un emploi par le plus grand des hasards. Le destin était donc resté de notre côté.

La vie entre deux cultures est aussi passionnante qu’enrichissante. Mon télétravail me permet de séjourner plus longtemps dans mon pays. Cependant, il est presque certain que je ne vivrai pas à long terme en Argentine, même si j’apprécie la mentalité locale. La qualité de vie en Suisse est bien évidemment incomparable, surtout si on se préoccupe de nos futurs enfants, car c’est bien sûr un sujet qui nous tient à cœur.

La question du lieu nous préoccupe régulièrement. Pour Leo, la vie en Suisse n’est pas idéale et ses passions, en dehors de sa petite amie, sont sa famille, ses amis, le foot et la viande de bœuf argentine. Il est vraiment enraciné à son pays natal. Malgré tout, j’ai encore espoir qu’il vienne avec moi en Suisse. Tout le monde ne trouve pas le grand amour (ou « la media naranja » comme disent les argentins) et pour cette raison, on doit se battre pour lui.

Luzia

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A propos de Jérôme Berset

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