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Témoignage: Afrique du Sud
Actualité

Afrique du Sud : climbing high

A propos de l’auteur

Je m’appelle Bernadette. Depuis que j’ai fait du kite pour la première fois il y a bientôt deux ans, je suis séduite par ce sport. Je souhaitais en outre rafraîchir et enrichir mes connaissances en anglais. L’idée de faire un séjour linguistique dans un endroit me permettant de kiter m’a semblé tout à fait appropriée.

–> Voici le troisième des quatre articles de Bernadette. Tu trouveras les précédents ici :

  1. Afrique du Sud : the wind is calling
  2. Afrique du Sud : let’s hit the water

Lion’s Head

Le Lion's Head

Le Lion’s Head permet de découvrir une vue en plongée de la ville.

J’ai du mal à imaginer qu’on puisse vraiment se perdre au Cap. En effet, de presque tous les points de la ville, on peut avoir une vue sur la montagne de la Table, en partie recouverte par les nuages. Tout aussi marquante que la montagne de la Table, la Tête du lion – Lion’s Head – jaillit avec Signal Hill du cœur même de la ville vers le ciel. Lion’s Head attire mon regard tel un aimant, et j’ai une folle envie de le gravir. Assez spontanément, nous nous mettons en route un dimanche, en fin d’après-midi, pour éviter les grosses chaleurs. Au début de l’ascension, la terre rouge me rappelle l’outback australien. Comme alors, très vite, mes baskets sont poudrées de rouge. Nous marchons tranquillement vers le sommet en faisant pratiquement un tour complet. Je me demande combien de fois nous allons encore faire le tour du sommet pour arriver en haut une bonne fois pour toutes, lorsque soudain nous nous trouvons plus ou moins face à une ascension à la verticale. La partie qui suit s’avère bientôt ma portion préférée : il faut en effet escalader la paroi rocheuse pour atteindre le sommet, où nous arrivons bientôt. La vue panoramique est fascinante : elle offre un tour d’horizon complet de la ville. Réaliser des photos de rêve Alors que le soleil plonge rapidement dans la mer à l’horizon, et que le ciel se teinte de nuances orange, rouges et violettes, nous portons un toast en l’honneur de notre première ascension.

Lions Head

L’ascension du Lion’s Head aux aurores vaut autant la peine que le coucher du soleil ou la pleine lune, et permet d’assister à l’éveil de la ville.

Seulement quatre jours plus tard, c’est la pleine lune, et il semblerait que le Lion’s Head soit alors vraiment à voir. Nous nous mettons donc en route à cinq heures et demie, afin d’atteindre le sommet au moment du coucher du soleil. Lors de notre planification des horaires, nous avons cependant omis de prendre en compte la circulation des heures de pointe, et je m’inquiète un peu alors que nous sommes coincés dans les embouteillages. Pratiquement une heure plus tard, nous pouvons toutefois commencer l’ascension. Alors que nous atteignons le sommet, un peu essoufflés, nous nous retrouvons avec tout un tas de personnes venues dans le même but. Le soleil disparaît tout juste à l’ouest au moment où la lune apparaît à l’est dans toute sa splendeur au-dessus de la montagne. Nous sommes presque les derniers à quitter le sommet, et la lune brille de mille feux dans un ciel sans nuages. Les yeux s’habituent en outre rapidement à l’obscurité. Une drôle de sensation persiste toutefois. Peut-être un scorpion traîne-t-il ici ou là sur une pierre, alors que je tente de m’assurer une prise avec les mains dans la pénombre. Mais ces pensées disparaissent toujours à la vue de la ville éclairée, qui fait scintiller l’océan Atlantique tout proche.

Wave after wave

S’il n’y a pas suffisamment de vent pour faire du kite, on peut alors compter sur l’invitation à surfer de quelques belles vagues à Big Bay ou Muizenberg. Mais l’inverse peut également se produire : il n’est pas rare que le « South-Eastern-Wind » souffle bel et bien pendant les mois d’été. Je le sens lorsque je n’apporte qu’avec peine ma petite aile de 7 m2 sur la plage, en luttant contre le vent. Je l’assemble là, craignant toujours qu’elle ne soit emportée par le vent. Et ces jours de vent fort se ressentent également en ville. Survoltés, nous quittons le Fugard Theater après une représentation passionnante et interactive du Rocky Horror Show. Le vent a forci ces dernières heures et nous permet de revivre encore un peu le spectacle pourtant terminé dans les ruelles devant le théâtre. Le vent souffle par rafales et avec un sifflement effrayant. Nous décollons presque du sol, alors que nous nous tenons entre les rangées des maisons du District 6 et que nous attendons notre taxi. Une autre fois, je prends place dans le bus MyCiti qui vacille dangereusement. Par la vitre, je peux voir avec quelle force les cartons s’engouffrent anarchiquement dans les rues. Alors que les sacs plastiques virevoltent comme des petits ballons, jusqu’à se coincer dans les grilles et les clôtures.

Langebaan

Bienvenue au paradis – Langebaan.

Par de tels jours de vent fort, ceux où la mer se dresse en vagues colossales, je sens le désir de faire du kite dans des conditions plus tranquilles. Nous prenons la route en direction de Langebaan. Je suis curieuse de voir comment sera cet endroit, supposé être un spot en eaux peu profondes. Je ne peux pas me l’imaginer, ma vision des eaux du Cap ayant été modelée jusqu’à présent par des successions de petites et grandes vagues. Pendant que je somnole, nous roulons tout droit à vitesse constante. Il paraît qu’on peut apercevoir de grands animaux sauvages le long de cette magnifique route à l’état naturel. Nous n’avons apparemment pas de chance aujourd’hui. Au bout d’une bonne heure, j’aperçois à nouveau des signes de civilisation. Nous devons être arrivés à Langebaan. Nous traversons la bourgade qui nous paraît très calme, comparée au Cap. Je me demande où nous devons aller maintenant, lorsque surgit devant moi une eau incroyablement claire et turquoise, entourée par un banc de sable blanc. Submergée par cette vision, je reste bouche bée. Le slogan « Ride in Paradise », que les écoles de kite de Zanzibar utilisent pour leur publicité, me semble tout à fait approprié dans ce cas. Je constate très rapidement que l’eau chaude et peu profonde de la lagune Shark Bay est idéale pour s’adonner à différents tricks. En cas de crash, on n’est pas balayé par un rouleau de vague, et on ne part pas ensuite à la recherche de sa planche de kite perdue, en quête d’air. Je ne suis guère étonnée que les écoles de kite prennent le chemin de Langebaan. Les premières sorties de l’eau et les premiers tours se font ici avec un peu plus d’aisance et de manière plus agréable qu’au Cap.

Table Mountain

La montagne de la Table de nuit

La montagne de la Table de nuit

La montagne de la Table de jour

La montagne de la Table de jour

Entre Devil’s Peak et Lion’s Head, elle s’est longuement étendue, et son nom ne pouvait être plus approprié à l’image qu’elle renvoie. Mais oui, je fais référence à la montagne de la Table. J’étais à peine arrivée au Cap que nous discutions déjà du moment où nous nous rendrions à la montagne de la Table. Mais il s’est écoulé plusieurs semaines avant que nous ne nous mettions enfin en route, tôt le matin, avec beaucoup d’eau, une protection solaire et des coupe-vent. Nous avons déjà beaucoup parlé des itinéraires à suivre avant de partir, et nous avons également emporté une carte par précaution. Nous comptons en premier lieu sur le fait que notre chauffeur de taxi nous amène au bon point de départ pour l’ascension. Il commence juste à faire jour, et quelques nappes de brume flottent dans les airs alors que nous arrivons à trois au pied de la montagne de la Table. Nous regardons notre but tout là-haut – il ne semble vraiment pas si éloigné que ça. Nous allons très vite constater qu’il n’en est rien. Après une brève ascension, nous réalisons que nous devons tout d’abord marcher horizontalement le long de la moitié de la montagne, sur le Counter Path, jusqu’à entamer l’ascension en empruntant le Platteklip Gorge. Notre but – semble-t-il – est encore plus éloigné maintenant qu’au tout début. Alors que nous empruntons tranquillement les sentiers escarpés, nous remarquons soudain que nous connaissons parfois les personnes que nous croisons, car elles nous ont déjà dépassés. Fort heureusement, alors qu’elles redescendent, elles ne sont pas avares de paroles encourageantes, telles que « You are nearly there ! ».

Le temps semble changeant ce matin. Comme nous, le brouillard a entrepris l’ascension de la montagne, et nous sommes entourés de blanc la plupart du temps. Devant cette vue très peu dégagée, nous essayons d’atténuer notre déception, en nous disant que « Notre but, ce n’était pas la vue, mais l’ascension de la montagne de la Table par nos seules forces. » Nous savourons le sentiment d’avoir accompli si tôt déjà tant de choses. Qui sait, peut-être découvrirai-je la vue à un autre moment.

Temps forts gastronomiques

Je découvre aussi la cuisine du Cap, sommet gastronomique. Alors qu’à Langa, nous mangeons dans le Township avec des cuillers et nos doigts, et que, faute d’eau, nous ne pouvons même pas nous laver les mains, il semblerait qu’au Waterfront, on plonge dans un tout autre univers gastronomique. Il est vrai que ces restaurants ont particulièrement adapté leurs prix aux portefeuilles des touristes. La plupart du temps, on mange toutefois très bien et à des prix tout à fait corrects dans les restaurants du Cap. Nourriture végane, fruits de mer, superaliments ou encore viande de crocodile – la cuisine est très internationale et souvent très saine. Mais il est possible de prendre aussi quelques kilos supplémentaires.

Si je devais citer mes favoris en matière de gastronomie, ce serait les plats suivants :

Sushi Plate

Sushi Plate du Beluga à Green Point

Petit déjeuner : Caffee Latte et Salmon Croissant au Carlucci’s à Table View

Snack : Biltong

Repas de midi : Wrap poulet-pesto au basilic du Food Market du Waterfront, ou la Green Sushi Plate du Beluga à Green Point

Dessert : New-Me Smoothie de NÜ à Green Point ou une part de Cheesecake de la Charly’s Bakery du District 6 (on peut très bien se passer de repas du soir après une telle part)

Douceurs

Douceurs de Charly’s Bakery

Repas du soir : un braai avec un morceau de viande d’autruche

Meilleur vin : Je l’ai dégusté lors de notre Gardenroute Trip à Prince Albert dans une minuscule ferme qui produisait du vin. Je ne prétends pas du tout m’y connaître en vins, mais je peux toutefois affirmer que certains crus sud-africains sont dignes de recommandation. Il est également très intéressant de visiter un domaine viticole. La majesté d’une telle propriété vaut le voyage à elle seule.

La plus belle vue pour un repas : The Blue Peter à Blouberg ou The Ritz Hotel, avec son restaurant tournant à Sea Point. J’entends aussi souvent beaucoup de bien de l’Old Biscuit Mill à Woodstock et du Black Sheep au centre-ville.

–> »Afrique du Sud : Cape Town is the place to be » est le dernier article de Bernadette.

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